Suivez-nous
13 septembre 2026

Hausse du prix de l’énergie : « Il ment ! » Jordan Bardella pris à partie dans ce débat enflammé

Fin 2025, l’annonce d’augmentations liées à ce dispositif – notamment une hausse estimée entre cinq et six centimes par litre de carburant et une progression d’environ 3,5 % du prix du gaz – a ravivé les tensions politiques.

Les critiques de Jordan Bardella

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, s’est particulièrement opposé à ce mécanisme. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, il a dénoncé ce qu’il considère comme une mesure pénalisant davantage le pouvoir d’achat des Français, appelant à l’annulation du décret lié aux CEE.

Selon lui, ces hausses représentent une charge supplémentaire pour des ménages déjà confrontés à l’inflation et à l’augmentation du coût de la vie. Cette prise de position a immédiatement suscité de vives réactions au sein du gouvernement.

Une réponse ferme du gouvernement

Plusieurs membres de l’exécutif ont réagi aux déclarations du président du RN. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a accusé Jordan Bardella de défendre les intérêts de l’industrie pétrolière plutôt que ceux des consommateurs.

De son côté, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a vivement contesté les propos de l’opposant, allant jusqu’à qualifier certaines affirmations de mensongères.

Ces échanges illustrent la dimension hautement politique du débat énergétique, où chaque mesure peut être interprétée soit comme un outil de transition écologique, soit comme une contrainte supplémentaire pour les ménages.

Une analyse des rapports de force politiques

L’historien des mouvements sociaux Stéphane Sirot a apporté un éclairage sur cette confrontation. Selon lui, Jordan Bardella, régulièrement évoqué comme possible candidat à la présidentielle, devient naturellement une cible politique privilégiée dans ce type de controverse.

L’analyste souligne également des nuances idéologiques au sein du Rassemblement national. Bardella représenterait une orientation davantage libérale sur certains sujets économiques, tandis que Marine Le Pen défendrait une approche plus interventionniste de l’État.

Publicité
Partager sur Facebook