Même s’il n’y a pas lieu de céder à la panique, certains réflexes doivent redevenir automatiques. En cas de fièvre élevée, de fatigue extrême, de toux et de douleurs musculaires, il est recommandé de surveiller l’évolution des symptômes et de consulter un professionnel de santé si l’état ne s’améliore pas au bout de quelques jours ou se dégrade. Les personnes à risque – seniors, personnes immunodéprimées, malades chroniques – doivent être particulièrement vigilantes. Rester chez soi, éviter les contacts avec les plus fragiles, porter un masque si nécessaire et se laver les mains fréquemment restent des gestes simples mais efficaces pour limiter la transmission.
Le rôle toujours central de la vaccination
Même si cette nouvelle souche H3N2 est en partie différente de celle intégrée au vaccin, la vaccination garde tout son intérêt. Le vaccin saisonnier offre encore une protection significative contre les formes graves, en particulier chez les enfants et les adultes à risque. Les données évoquées par le Dr Gérald Kierzek suggèrent une efficacité de l’ordre de 70 à 75 % chez l’enfant, et de 30 à 40 % chez l’adulte, ce qui reste précieux pour éviter hospitalisations et complications. La vaccination ne garantit pas d’échapper à l’infection, mais elle réduit nettement la probabilité de développer une forme sévère nécessitant une prise en charge lourde.
