Pour François-Xavier Bellamy, l’heure n’est plus aux alliances de circonstance ou aux calculs électoraux stériles. À ses yeux, l’échec du macronisme tient en un mot : l’ambiguïté. « Je n’ai jamais cru au ‘en même temps’ », martèle-t-il, dénonçant un projet politique qui, en voulant satisfaire tous les électorats, n’aurait selon lui satisfait personne.

La droite, selon lui, doit redevenir lisible, avec un cap clair : défendre l’autorité, l’ordre, l’excellence scolaire, la rigueur budgétaire et la liberté économique. Autant de priorités qu’il considère aujourd’hui partagées par une majorité silencieuse, lassée des promesses molles et des compromis inefficaces.
Pas d’accords avec le centre, mais une majorité populaire

Faut-il tendre la main au centre pour espérer exister en 2027 ? Pour Bellamy, la réponse est non. Il ne croit ni aux alliances d’appareils ni aux coalitions artificielles. Le salut de la droite ne passera, selon lui, que par une reconquête des esprits, une parole de vérité, et une capacité à parler à tous les Français.
« Le sujet n’est pas les étiquettes partisanes », insiste-t-il. Ce qui compte, c’est de redonner confiance à une population qui s’est dispersée dans les urnes, votant tour à tour pour Macron, Le Pen, ou l’abstention, faute de projet clair porté par la droite.
Deux années pour tout rebâtir

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