« Je trouve que c’est un effort acceptable qui ne demande pas qu’on renonce à notre modèle de société, à notre modèle de vie de famille », justifie-t-il face caméra. Une défense rodée qui vise à rassurer les Français inquiets de voir leurs traditions bouleversées.
Le chef du gouvernement joue même la carte de la souplesse. « Je suis tout à fait ouvert » à discuter des jours concernés, assure-t-il. Le 8 mai et le Lundi de Pâques ne sont plus intouchables dans l’esprit de Bayrou, qui se dit prêt à négocier : « D’autant plus si on trouve des jours plus adaptés que ceux que j’ai proposés ».
Cette stratégie de la main tendue cache une détermination de fer. Pour le Premier ministre, l’urgence économique justifie cette remise en cause des habitudes françaises. « Si c’est un effort de cet ordre qui permet de sortir des difficultés qu’on rencontre », martèle-t-il, alors le sacrifice vaut la peine.
Un exercice d’équilibriste entre fermeté sur le principe et ouverture sur les modalités, pour tenter de rallier une opinion publique divisée.

La Menace Du Surendettement Brandie Pour Justifier La Mesure
Derrière cette détermination, un constat implacable guide Bayrou. La France tangue dangereusement vers le surendettement, menace brandie par le Premier ministre pour justifier l’impensable. Les chiffres sont là, têtus : le pays « produit moins que ses voisins, entre 10 et 15% de moins par habitant ».
Un retard qui ronge l’économie française et pousse le gouvernement dans ses derniers retranchements. Face à cette réalité, l’équation devient simple dans l’esprit du chef de l’exécutif : « Il faut produire plus et produire plus ça pose la question du travail ».
