
La Colère Monte : « Une Odieuse Attaque Contre Les Malades »
Cette justification ministérielle fait bondir les syndicats et associations. La colère gronde dans tout le secteur de la santé. L’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) ne mâche pas ses mots et dénonce « une odieuse attaque contre les malades ». Le verdict tombe sans appel : « ce sont les malades qui vont trinquer ».
La fausse « responsabilisation qui aggrave les inégalités » fait particulièrement réagir. Dominique Corona, secrétaire général adjoint de l’UNSA, pointe du doigt la méthode autant que le fond : « C’est un véritable passage en force, en plein cœur de l’été, sans concertation ni débat public. La méthode est brutale, le fond est révoltant ».
L’extension inattendue à l’ensemble des franchises médicales a pris de court les associations d’usagers. Si le relèvement des plafonds était attendu depuis l’annonce de Catherine Vautrin le 15 juillet, cette amplification surprend et inquiète.
Même les pharmaciens redoutent les tensions. La Fédération des pharmaciens juge problématique l’idée d’un recouvrement des franchises directement au comptoir. Elle craint des conflits avec les patients, déjà échaudés par ces hausses.
Cette levée de boucliers généralisée dessine les contours d’une rentrée particulièrement houleuse dans le secteur de la santé.

Vers Une Rentrée Sous Tension Dans Les Hôpitaux
Cette colère généralisée se concrétise déjà par des actions. À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), les syndicats CGT, FO, CFTC et Unsa sonnent la mobilisation. Le calendrier est fixé : assemblées générales dès le 25 août, en vue d’une grève unitaire à la rentrée.
La mesure sur les franchises s’ajoute aux motifs de mobilisation déjà nombreux dans les hôpitaux parisiens. Les soignants voient rouge face à cette nouvelle ponction sur les patients les plus fragiles. « C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », confient plusieurs délégués syndicaux.
Les associations ne restent pas les bras croisés et proposent des alternatives. Plutôt que de ponctionner les malades, elles suggèrent de surtaxer l’alcool, le tabac ou les produits ultra-transformés. Des pistes jugées « plus équitables » que ce doublement brutal des franchises.
Cette bataille de la rentrée s’annonce particulièrement rude. D’un côté, un gouvernement qui mise sur 2 milliards d’économies rapides. De l’autre, un front uni de soignants et d’usagers déterminés à faire plier l’exécutif.
