Cette augmentation, nettement supérieure à celle de son prédécesseur, a été perçue comme brutale par une partie des administrés et des élus locaux, alimentant un débat sur la pertinence d’une telle mesure en début de mandat.
Une défense fondée sur la réalité des responsabilités
Face aux critiques, Nicolas Naudet a justifié sa décision en évoquant un ajustement nécessaire. Selon lui, les indemnités précédentes ne reflétaient pas le niveau d’engagement requis pour exercer la fonction de maire, notamment en comparaison avec d’autres communes voisines.
Il a également avancé un argument d’équité sociale. Des rémunérations trop faibles pourraient, selon lui, limiter l’accès aux responsabilités municipales à certaines catégories de la population, en excluant ceux qui ne disposent pas de ressources suffisantes pour s’y consacrer pleinement.
Une opposition qui dénonce un niveau jugé excessif

Cette position est contestée par plusieurs élus locaux, dont Omar Bekare. Ce dernier critique fermement une décision qu’il juge disproportionnée, estimant que la fonction de maire doit rester avant tout un engagement au service des habitants.
Il souligne également que le cumul de différentes indemnités liées à d’autres responsabilités pourrait porter la rémunération totale à environ 7 500 euros mensuels. Un montant considéré comme excessif par l’opposition, qui y voit un écart significatif avec les références fixées par la réglementation.
