Entre baisse des ventes, fermetures en série et bouleversements économiques mondiaux, les enseignes peinent à retrouver un équilibre. À ces difficultés structurelles s’ajoutent de nouvelles pressions, notamment liées aux tensions internationales et à l’évolution des habitudes de consommation.
Le marché de l’ameublement connaît une dégradation progressive, marquée par une diminution continue des ventes et une multiplication des fermetures de magasins. Les chiffres récents confirment cette tendance : après une baisse de 3 % en 2024, le recul s’est poursuivi avec une contraction supplémentaire de 2 % en 2025. Cette situation s’est traduite concrètement par une réduction du nombre de points de vente, en baisse d’environ 7 % entre 2015 et 2022.
Plusieurs enseignes emblématiques illustrent cette fragilité. Certaines ont été contraintes de cesser leur activité, tandis que d’autres affrontent d’importantes difficultés financières, révélant un malaise profond au sein du secteur. Même les acteurs encore en activité doivent composer avec une pression accrue sur leurs résultats, notamment liée à la chute des ventes en ligne et à des contraintes financières importantes.
Un marché étroitement lié à l’immobilier

L’un des facteurs majeurs expliquant cette situation réside dans la corrélation directe entre l’ameublement et le marché immobilier. Les achats de meubles sont souvent déclenchés par un changement de logement, ce qui signifie que le ralentissement des transactions immobilières a un impact immédiat sur la demande.
Or, malgré un léger frémissement observé au début de l’année 2026, la dynamique reste fragile. Les incertitudes économiques et géopolitiques pèsent sur les décisions d’achat, et les indicateurs récents montrent déjà un essoufflement de la reprise. Dans ce contexte, les ménages tendent à reporter leurs projets d’équipement intérieur.
Des consommateurs plus prudents face aux dépenses
Au-delà de l’immobilier, le comportement des consommateurs a évolué. Les achats de meubles, souvent coûteux et durables, sont désormais perçus comme des dépenses non prioritaires en période d’incertitude. Après un pic observé en 2021, lié à un recentrage sur le domicile après la crise sanitaire, la demande s’est logiquement tassée.
