« On va droit dans le mur », avertit-il, en évoquant un modèle à bout de souffle, plombé par un déficit chronique et une dette publique qui s’envole. Il plaide ainsi pour un débat franc sur les moyens réels de notre modèle social, et sur ce que chacun est prêt à payer pour le maintenir.
Une proposition clivante mais récurrente

Cette idée d’un impôt sur le revenu universel n’est pas nouvelle. Des économistes, ministres ou élus l’ont évoquée par le passé, notamment pour rétablir un lien direct entre chaque citoyen et la solidarité nationale. Mais jusqu’ici, la mesure n’a jamais franchi le seuil de l’expérimentation, tant elle soulève des réticences politiques et sociales.
D’un côté, certains redoutent une stigmatisation des ménages les plus précaires, pour qui même une contribution minime pourrait représenter un fardeau. De l’autre, les partisans y voient un levier puissant de responsabilisation collective, et un moyen de mieux faire accepter la fiscalité en France, souvent jugée opaque et injuste.
