Une défense fondée sur des contrôles contestés
Malgré ces signaux d’alerte, le propriétaire du Constellation a affirmé, quelques jours après le drame, que l’établissement respectait toutes les normes en vigueur. Une proche du couple de gérants a également évoqué plusieurs contrôles réalisés sur une décennie. Des déclarations aujourd’hui mises à mal par les révélations successives sur l’état réel des installations et les pratiques tolérées dans le bar.
Des doutes dès la rénovation du sous-sol
L’enquête de la RTS révèle que les inquiétudes ne datent pas d’hier. Dès 2015, lors de la transformation du sous-sol en lieu festif prisé de Crans-Montana, des réserves avaient été formulées. La qualité des matériaux et la conformité aux normes incendie avaient déjà suscité des interrogations, selon plusieurs notables de la station, restées sans suite concrète.
Des pratiques festives à haut risque

Un ancien employé décrit une ambiance où l’excès était la norme : clients sur les tables, bouteilles brandies en l’air, bougies scintillantes au milieu de la foule. Des comportements spectaculaires mais dangereux, assumés au fil des soirées. L’ex-serveur reconnaît même que l’embrasement aurait pu se produire n’importe quand, tant les conditions étaient réunies pour provoquer un accident majeur.
Une issue de secours inutilisable
Autre élément accablant : l’unique porte de secours du sous-sol était condamnée. Selon les témoignages, elle ne permettait aucune évacuation réelle et débouchait sur des caves et des espaces clos. La seule sortie fonctionnelle passait par un escalier étroit, menant à une porte de terrasse en plexiglas qui s’ouvrait vers l’intérieur, en totale contradiction avec les règles de sécurité destinées à prévenir les mouvements de foule.
