Sonia Mabrouk s’est imposée dans le paysage audiovisuel comme une intervieweuse politique au ton affirmé. Passée par Public Sénat, Europe 1 puis CNews, elle est régulièrement associée à une ligne éditoriale située à droite de l’échiquier politique, ce qui lui vaut autant de soutiens que de critiques.
De son côté, Élise Lucet a bâti sa réputation sur l’investigation. Après des débuts en région, elle a rejoint France Télévisions où elle s’est spécialisée dans les enquêtes approfondies. Avec des formats comme Pièces à conviction puis Cash Investigation, elle s’est forgé une image de journaliste combative, capable d’interpeller responsables politiques et grands patrons face caméra.
Une opposition de styles et d’images

Dans le débat public, Sonia Mabrouk est parfois décrite comme une figure clivante du paysage audiovisuel français. Certains médias l’ont qualifiée d’“égérie” d’une droite médiatique assumée. Elle revendique, de son côté, un franc-parler et une liberté de ton dans ses interviews politiques.
Élise Lucet, elle, incarne une autre tradition journalistique : celle de l’enquête longue, documentée, diffusée en prime time sur le service public. Son travail est souvent perçu comme une mise en cause directe des puissants, ce qui alimente à la fois l’admiration et la contestation.
Un échange électrique en plateau
En 2023, les deux journalistes étaient invitées dans le talk-show Quelle époque ! animé par Léa Salamé. Installées côte à côte, elles ont rapidement engagé un échange tendu autour du traitement médiatique et du rôle de l’investigation.
Sonia Mabrouk a lancé, sur un ton ironique, qu’elle attendait un Cash Investigation consacré à France Télévisions. Élise Lucet a répliqué en estimant qu’il n’y avait, selon elle, pas matière à une telle enquête, déclenchant une série de remarques et de relances appuyées.
