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24 juin 2026

Expulsés de leur maison, détruite pour bâtir une autoroute, ils apprennent que le projet est… abandonné

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Son témoignage, relayé par Le Parisien, fait froid dans le dos : « J’ai un petit bout de 4 ans qui me demande tous les jours quand est-ce qu’on va pouvoir remettre ses jeux dans le jardin », confie-t-elle, la voix tremblante. « On a détruit sa maison pour une autoroute qui ne va même pas se faire. »

Un patrimoine familial réduit en poussière

Derrière les chiffres, il y a aussi des histoires de mémoire et de racines. Rémi Niel, 82 ans, fait partie de ceux qui ont tout perdu. Sa ferme familiale, nichée à Saïx, a été expropriée en 2022. C’est là qu’il avait grandi, depuis ses 9 ans. La bâtisse, transmise de génération en génération, n’est plus qu’un souvenir, remplacée par un terrain vague constellé de tags et de gravats.

« Je suis ni pour ni contre l’autoroute », confie-t-il. « Mais maintenant, cela me semble difficile de faire marche arrière. » Un aveu d’impuissance face à un processus lancé trop vite, sans réelle concertation, et désormais remis en cause.

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Un chantier coûteux et inutile aux yeux des riverains

Ce ne sont pas seulement les expropriés qui s’indignent. De nombreux habitants du secteur, pourtant épargnés par les expulsions, dénoncent à leur tour l’aberration du projet. Ils pointent du doigt les destructions massives, les hectares de terres ravagées et le bétonnage inutile d’un territoire déjà fragile.

« C’est un chantier qui a enlaidi la région pour rien », lâche un riverain exaspéré. L’interruption brutale des travaux laisse derrière elle un paysage dévasté, un entre-deux grotesque : ni autoroute, ni campagne.

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