La Seyne-sur-Mer aurait pu constituer un point stratégique pour se procurer de faux papiers, grâce à des intermédiaires spécialisés dans l’achat de véhicules à l’étranger et la falsification de documents. Un détail qui prend un relief particulier si l’on considère que Dupont de Ligonnès a vécu dans la région dans les années 1980 et 1990.
Un réseau discret, mais plausible ?

Selon Gilles Galloux, le suspect n’appartenait pas au milieu criminel organisé. Toutefois, des auditions menées à l’époque auraient laissé entendre qu’il connaissait des personnes capables de fournir de faux documents. L’ancien enquêteur reconnaît ne pas disposer de preuve formelle, mais estime que la coïncidence géographique mérite d’être examinée avec sérieux.
Cette hypothèse s’appuie également sur le profil méthodique du suspect, décrit comme réfléchi et organisé. Pour l’auteur, les indices laissés derrière lui pourraient relever d’une mise en scène destinée à orienter les recherches vers une issue fatale.
L’aéroport de Nice, porte de sortie idéale ?
Dans ce scénario, les faux papiers auraient permis à Dupont de Ligonnès de quitter discrètement le territoire français, possiblement via l’aéroport de Nice. Le délai de dix jours entre sa disparition et l’alerte officielle aurait constitué une fenêtre déterminante, laissant au fugitif le champ libre pour franchir les frontières.
Gilles Galloux va plus loin : il envisage que l’homme ait rejoint les États-Unis, pays qu’il connaissait et appréciait. Un séjour effectué dans les années 1990 avec un ami proche aurait nourri une fascination durable pour le « rêve américain ».
