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27 août 2026
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Enseignants: +20 % en cinq ans, la promesse de Philippe

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Le dispositif reste encore à définir. Aucun calendrier annuel, mécanisme de revalorisation ou coût budgétaire détaillé n’a été présenté. Le recours aux grilles indiciaires, aux primes ou à une combinaison des deux n’est pas précisé, pas plus que la situation des enseignants contractuels.

Des rémunérations très variables selon le statut

Selon les données de la DEPP portant sur l’année 2024, les enseignants fonctionnaires ou assimilés percevaient en moyenne 3 090 euros nets par mois, primes comprises. Cette statistique regroupe cependant les personnels exerçant à temps complet, à temps partiel ou à temps incomplet.

Pour les enseignants à temps complet, qui représentent 89 % du champ étudié, la moyenne atteignait 3 180 euros nets mensuels. Elle descendait à 2 340 euros pour les personnels travaillant à temps partiel ou incomplet, ce qui explique une partie des écarts constatés.

Le corps d’appartenance entraîne également des différences importantes. À temps complet, les professeurs des écoles percevaient en moyenne 2 950 euros nets par mois, contre 4 190 euros pour les professeurs agrégés et de chaire supérieure. Les contractuels, comptabilisés séparément, gagnaient environ 2 130 euros nets.

Appliquer mécaniquement 20 % à la moyenne de 3 090 euros conduirait théoriquement à 3 708 euros. Ce calcul ne permet toutefois pas d’anticiper une future fiche de paie, puisque les bénéficiaires, les modalités et les éventuelles contreparties de la mesure restent inconnus.

La baisse du nombre d’élèves comme levier financier

Édouard Philippe entend financer cette revalorisation grâce au recul démographique attendu dans les établissements. Selon lui, la diminution du nombre d’élèves permettrait à la fois de mieux rémunérer les professeurs et de réduire certaines classes, sans aggraver les finances publiques.

Les projections de la DEPP font état d’une baisse d’environ 1,68 million d’élèves entre 2025 et 2035 dans son scénario intermédiaire, soit un recul de 14,2 %. Le premier degré perdrait approximativement 933 000 élèves, tandis que le second degré en compterait près de 743 800 de moins.

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