Ces dispositions, héritées du décret de 1985 et confirmées sous François Hollande, sont appliquées à tous les anciens chefs d’État, dont Nicolas Sarkozy et François Hollande, toujours protégés et assistés par des équipes financées par les deniers publics.
Une retraite et des choix symboliques

En théorie, Emmanuel Macron pourrait percevoir une dotation de retraite d’environ 5 500 euros mensuels, à laquelle il a publiquement renoncé. Il a également annoncé qu’il ne siègerait pas au Conseil constitutionnel — une fonction réservée de droit aux anciens présidents, assortie d’une indemnité de 13 500 euros par mois. Ce renoncement, bien que salué, n’efface pas les critiques récurrentes sur le coût de la fonction présidentielle après mandat, estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros par an.
Un salaire désormais transparent
Longtemps tenu secret, le salaire présidentiel d’Emmanuel Macron a été rendu public en 2024, à la suite d’une bataille judiciaire menée par l’association Ma Da et la chercheuse Luce Sponchiado. Le tribunal administratif a contraint l’Élysée à divulguer le bulletin de paie du chef de l’État :
-
Salaire brut mensuel : 16 039 €
-
Salaire net : 14 586,32 €
Ce montant comprend trois éléments : une rémunération de base de 12 457 €, une indemnité de fonction de 3 207 €, et une indemnité de résidence de 373 €. Un total équivalent à celui du Premier ministre, reflet de la symétrie entre les deux plus hautes fonctions de l’exécutif.
