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21 août 2026

Emmanuel Macron éclaboussé par l’affaire Gérard Depardieu : ses mots lui reviennent en pleine face

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Une défense fébrile, un procès sous haute tension

Au cours du procès, le comportement de la défense a été vivement critiqué. Propos agressifs, remarques déplacées, attaques verbales… Les débats ont été violents, notamment à l’encontre des plaignantes. Le tribunal a d’ailleurs reconnu la “victimisation secondaire” subie par les deux jeunes femmes. L’acteur, de son côté, a tenu des propos ambigus, niant certaines accusations tout en admettant d’autres gestes : « Je ne suis pas un frotteur dans le métro », s’est-il justifié à l’audience, dans une formule qui a marqué les esprits.

Les réactions politiques ne se font pas attendre

La condamnation de Gérard Depardieu provoque un tollé sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la sphère politique. Le député François Ruffin a vivement réagi : « Pensées solidaires aux femmes qui ont tenu bon face à un homme puissant, et à un système qui le protégeait », a-t-il déclaré, en pointant du doigt l’hypocrisie des discours officiels. « On ne peut pas faire des violences faites aux femmes une grande cause, et en même temps couvrir les agresseurs. »

Les propos d’Emmanuel Macron remis en cause

La position du président de la République est aujourd’hui scrutée avec insistance. En décembre 2023, Emmanuel Macron avait publiquement défendu Gérard Depardieu, allant jusqu’à dire sur le plateau de C à vous : « Il rend fière la France ». Il avait refusé de retirer la Légion d’honneur à l’acteur, dénonçant « une chasse à l’homme » et saluant « un immense artiste ». Ces mots, alors déjà controversés, prennent désormais une dimension toute autre à la lumière de la décision de justice.

Silence de l’Élysée, malaise politique

Depuis le verdict, l’Élysée n’a fait aucune déclaration. Un silence pesant alors que la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, avait pris position dès la diffusion du documentaire Complément d’enquête, qualifiant l’attitude de Depardieu de « honte pour la France ». Le décalage entre les prises de position au sein même de l’exécutif interroge, et relance le débat sur la responsabilité des figures publiques face à des actes graves.

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