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14 septembre 2026

« Elle n’a rien d’une icône » : la fille de Gisèle Pélicot s’exprime enfin sur sa mère, à qui elle « ne pardonnera jamais… »

Caroline Darian, dans un témoignage aussi bouleversant que brutal, refuse de voir en sa mère une héroïne, dévoilant les fêlures profondes laissées par une histoire familiale marquée par l’horreur. « Ma mère n’est pas du tout une icône. Pas à mes yeux. Je ne pourrai jamais lui pardonner. » Ces mots, lourds de colère et de douleur, Caroline Darian les livre au Telegraph. Elle est la fille de Gisèle Pélicot, devenue une figure mondiale du combat contre les violences sexuelles depuis la condamnation de son mari, Dominique Pélicot, en décembre dernier.

Pourtant, c’est bien cette image publique de femme forte, survivante, militante, que Caroline conteste avec force. Car si sa mère a été reconnue victime de viols en réunion orchestrés par son époux, Caroline l’accuse elle aussi : non de violences directes, mais d’aveuglement, de rejet, d’abandon.

Une famille brisée par les violences paternelles

Le 19 décembre 2023, Dominique Pélicot est condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Il est reconnu coupable d’avoir drogué sa femme, de l’avoir violée à de multiples reprises et d’avoir permis à au moins 51 autres hommes de la violer également. Tous ces hommes ont été jugés et condamnés. Un procès hors-norme, qui a révélé l’ampleur d’une machinerie d’horreur dans l’intimité familiale.

Mais l’onde de choc ne s’est pas arrêtée là. Dominique Pélicot est également soupçonné d’avoir exercé des violences incestueuses sur ses propres enfants et petits-enfants. Caroline Darian affirme avoir elle-même été victime. Et ce qui la ronge aujourd’hui, au-delà du traumatisme, c’est le refus de sa mère de croire à son récit.

Le refus de reconnaissance : une blessure majeure

« Elle m’a reprochée de me donner en spectacle. Elle refuse de croire que j’aurais pu moi aussi être violée par mon père », déclare Caroline Darian. À travers ce témoignage, c’est un cri de souffrance qui éclate, mais aussi un conflit entre deux figures victimes du même homme — et pourtant incapables de se retrouver.

La relation mère-fille est brisée, irréconciliable à ce stade. Là où l’une est médiatisée comme survivante courageuse, l’autre se sent ignorée, rejetée, niée dans sa propre douleur. Ce hiatus alimente la polémique autour du statut d’« icône » attribué à Gisèle Pélicot, que Caroline Darian rejette catégoriquement.

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