Les semaines s’égrènent alors dans l’angoisse. Une semaine, puis deux, puis trois. Le ventre de Jacqueline continue de s’arrondir. Son corps porte ce bébé qui ne veut pas naître. Chaque jour devient une épreuve, chaque nuit une torture. L’attente psychologique se transforme en calvaire physique.
Quand l’accouchement survient enfin, après treize mois et une semaine, le traumatisme est tel que Jacqueline prend une décision radicale. « Je ne pense pas que nous allons avoir un autre enfant après ça car j’ai souffert », confie-t-elle alors.
Cette phrase résume tout : une expérience si douloureuse qu’elle lui ôtera définitivement l’envie de redevenir mère. Le prix à payer pour entrer dans l’histoire médicale s’avère plus lourd que prévu.

1910 Vs Aujourd’hui : Une Révolution Médicale
Ce calvaire vécu par Jacqueline n’aurait tout simplement pas pu se reproduire de nos jours. L’époque explique en grande partie cette grossesse interminable. En 1910, les médecins naviguent à l’aveugle.
« Les moyens médicaux de l’époque n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui », souligne le Dr Dahan-Tarrasona. Une évidence qui change tout. Pas d’échographie pour dater précisément la grossesse. Pas de monitoring pour surveiller le bébé. Les praticiens se fient uniquement à leur expérience et aux signes extérieurs.
Aujourd’hui, la médecine a révolutionné le suivi de grossesse. L’échographie permet de calculer l’âge gestationnel au jour près. Dès la 41e semaine, la surveillance s’intensifie. La future maman et son bébé passent sous haute surveillance médicale.
