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16 juillet 2026

« Elle a succombé à cause du froid » : bloqué à 50 m du sommet, il abandonne sa compagne épuisée et inexpérimentée

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Derrière ce drame, une question essentielle : l’alpiniste expérimenté qui l’accompagnait porte-t-il une responsabilité pénale dans son décès ? L’instruction estime que oui, tant les décisions prises en altitude ont pesé lourd sur le destin de la jeune femme. Le 18 janvier 2024, Kerstin Gurtner, 33 ans, entreprend avec son compagnon Thomas Plamberger, 39 ans, l’ascension du Grossglockner, le plus haut sommet d’Autriche.
L’itinéraire choisi — le Studlgrat — est réputé difficile, réservé aux montagnards parfaitement entraînés.
Or, Kerstin ne possédait ni l’expérience ni la préparation nécessaires. Si elle accepte d’y aller, c’est uniquement par confiance amoureuse, convaincue que Thomas, décrit comme un alpiniste chevronné, la guidera sans risque.

Mais lorsque la météo se dégrade — rafales à 70 km/h, températures négatives, nuit tombante — le couple se retrouve bloqué à cinquante mètres du sommet, incapable de progresser. Kerstin, épuisée, sombre très vite dans une hypothermie avancée. Le lendemain matin, elle sera retrouvée morte, figée par le froid.

Des décisions cruciales et tardives

Selon le parquet d’Innsbruck, la situation bascule dès 20 h 50.
À 22 h 50, un hélicoptère de secours passe au-dessus de la zone, mais aucun signal lumineux ni appel ne lui est envoyé, une première négligence sévèrement soulignée par les enquêteurs.

Les secours ne seront prévenus qu’à 1 h 35, alors que Kerstin est déjà en détresse.
Puis, vers 2 heures, l’alpiniste prend une décision lourde :
il quitte la zone, laissant sa compagne seule, en hypothermie, désorientée et incapable de bouger.

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