Selon son témoignage, aucun examen clinique approfondi ni échographie n’aurait été effectué dans les premiers instants de la prise en charge. Il affirme également que l’attente lui a semblé interminable alors que l’état de santé de sa fille se détériorait rapidement.
Les médecins auraient ensuite découvert qu’Ema souffrait d’une importante hémorragie interne, complication qui aurait provoqué un arrêt cardiaque prolongé. Son père explique que les équipes du service de réanimation auraient ensuite tout mis en œuvre pour tenter de la sauver, mais que les lésions étaient déjà trop importantes. Après vingt-sept minutes d’arrêt cardiaque, la jeune fille présentait une perte massive de sang dans la cavité abdominale. Le 25 décembre, les médecins annoncent sa mort cérébrale. Ema décède finalement le lendemain, le 26 décembre 2024, des suites d’un arrêt cardio-respiratoire.
Une famille en quête de réponses

Depuis la disparition de leur fille, Aude et Sébastien cherchent à comprendre les circonstances exactes de ce drame. Ils affirment avoir attendu des explications et un accompagnement de la part du CHU de Nîmes.
L’établissement hospitalier indique pour sa part avoir présenté ses condoléances à la famille et précise collaborer pleinement avec les autorités dans le cadre de l’enquête judiciaire actuellement en cours. Les parents contestent toutefois cette version des faits. Selon eux, ils n’auraient reçu aucun soutien particulier après le décès de leur fille.
Ils expliquent avoir été particulièrement choqués par la réception d’une facture de 64 euros correspondant à un dépassement de frais d’hospitalisation, document qu’ils disent avoir reçu alors qu’ils attendaient avant tout des réponses sur les circonstances de la prise en charge médicale. Depuis plus d’un an, ils poursuivent leurs démarches afin d’obtenir des explications et de faire reconnaître les éventuelles responsabilités.
