Le réveillon du 24 décembre 2024 restera à jamais gravé dans la mémoire des proches d’Ema. Ce soir-là, l’adolescente de 17 ans participait à la préparation du repas de Noël avec sa grand-mère à Beaucaire, dans le Gard. Rien ne laissait présager l’issue tragique qui allait suivre.
Au cours de la soirée, la jeune lycéenne est retrouvée allongée à l’extérieur du domicile. Les secours sont immédiatement alertés et les pompiers interviennent rapidement avant de la transporter en urgence vers le CHU de Nîmes. Selon le récit de ses parents, Ema souffrait de fortes douleurs au niveau du thorax et de l’abdomen avant de présenter des convulsions, laissant craindre une dégradation rapide de son état de santé.
Pour sa famille, ces premiers symptômes auraient nécessité une prise en charge médicale immédiate et approfondie. Les événements qui ont suivi sont aujourd’hui au cœur des interrogations et de la procédure judiciaire engagée.
Les parents dénoncent une prise en charge insuffisante

Après le décès de leur fille, les parents d’Ema affirment que plusieurs examens essentiels n’auraient pas été réalisés dès son arrivée à l’hôpital. Le père de l’adolescente, Sébastien Lisolo, estime que les premiers gestes médicaux n’ont pas été à la hauteur de la gravité de la situation.
Selon son témoignage, aucun examen clinique approfondi ni échographie n’aurait été effectué dans les premiers instants de la prise en charge. Il affirme également que l’attente lui a semblé interminable alors que l’état de santé de sa fille se détériorait rapidement.
Les médecins auraient ensuite découvert qu’Ema souffrait d’une importante hémorragie interne, complication qui aurait provoqué un arrêt cardiaque prolongé. Son père explique que les équipes du service de réanimation auraient ensuite tout mis en œuvre pour tenter de la sauver, mais que les lésions étaient déjà trop importantes. Après vingt-sept minutes d’arrêt cardiaque, la jeune fille présentait une perte massive de sang dans la cavité abdominale. Le 25 décembre, les médecins annoncent sa mort cérébrale. Ema décède finalement le lendemain, le 26 décembre 2024, des suites d’un arrêt cardio-respiratoire.
