La fouille de la voiture de Bouyer a permis de découvrir un couteau de type commando et un gilet militaire. Ils ont découvert des armes à feu et des munitions à son domicile.
Dans des publications sur Facebook, Bouyer avait appelé ses partisans à « éliminer ceux qui vous veulent du mal » et avait qualifié Macron de « petit dictateur hystérique ».
Pendant sa détention, Bouyer a déclaré à la police qu’il avait voulu tuer Macron et a laissé entendre que l’un de ses coaccusés avait espéré aborder le président lors d’une rencontre et le poignarder avec un couteau en céramique – bien qu’il ait déclaré plus tard que ces remarques n’étaient que des paroles.
Par la suite, la police a arrêté d’autres membres du groupe Barjols, dont son chef présumé, Denis Collinet, qui est un partisan de la théorie suprématiste du « grand remplacement », selon laquelle la population française blanche et catholique serait remplacée par des immigrants non blancs.

Des projets pour perturber la France
Lors de leurs réunions, les membres de Barjols auraient planifié de faire exploser des mosquées et de tuer Macron, ainsi que de kidnapper des membres du parlement et de renverser le gouvernement.
Pendant certaines réunions, les membres du groupe terroriste ont effectué des exercices de tir et se sont entraînés aux techniques de premier secours.
Les juges d’instruction qui ont remis leurs conclusions au tribunal ont déclaré qu’il était « un fait établi » que les plans du groupe « visaient entièrement à perturber gravement l’ordre public par l’intimidation et la terreur ».
Selon les avocats de la défense, toute personne ayant des opinions dissidentes du gouvernement – même extrêmes – passera effectivement à l’acte lors d’un attentat ou d’un assassinat. Le jugement doit se dérouler jusqu’au 3 février.
