La cour d’appel a revu à la baisse la peine d’inéligibilité prononcée contre Marine Le Pen. Initialement fixée à cinq ans en première instance, cette sanction a été ramenée à 45 mois, dont 30 avec sursis. La partie ferme ayant déjà été exécutée depuis la condamnation de 2025, cette modification permet à la députée du Pas-de-Calais de retrouver son éligibilité et d’envisager, sur le plan juridique, une candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Dans le même temps, la cour a confirmé sa culpabilité dans l’affaire des assistants parlementaires européens et l’a condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme aménagé sous surveillance électronique, estimant que les faits retenus étaient particulièrement graves.
Une campagne sous surveillance électronique reste une hypothèse

Cette décision judiciaire soulève désormais la question des conditions dans lesquelles Marine Le Pen pourrait mener une éventuelle campagne présidentielle. Avant le prononcé de l’arrêt, la dirigeante du Rassemblement national avait expliqué qu’elle ne se voyait pas conduire une campagne tout en étant soumise à un bracelet électronique.
À plusieurs reprises, elle avait estimé qu’une telle situation compliquerait fortement l’organisation des déplacements, des réunions publiques et des rencontres avec les électeurs, considérant qu’elle constituerait un obstacle à une campagne nationale.
À ce stade, Marine Le Pen n’a pas encore précisé si elle maintiendrait ou non son intention de briguer un nouveau mandat présidentiel dans ces conditions.
Des réactions contrastées à l’issue de l’audience

