Il note que la charge de la protection sociale repose encore massivement sur le travail, un choix qu’il juge déséquilibré et destructeur pour l’économie. « Ces conséquences sont violentes et brutales », insiste-t-il, évoquant la fragilité croissante du modèle actuel.

Mais il va plus loin : la question de la dépendance dans les vingt prochaines années s’annonce explosive. « Une vague de retraités de plus de 85 ans va nous obliger à repenser notre accompagnement sanitaire, social et financier », affirme-t-il. Pour y parvenir, il faudra d’abord réformer le financement des retraites, faute de quoi, aucune autre réforme ne sera soutenable.
Une ligne libérale assumée, une stratégie électorale claire
En résumant les enjeux à « quelques problèmes, pas 60 », Édouard Philippe esquisse une campagne présidentielle centrée sur l’efficacité, le réalisme économique et la responsabilité collective. Son objectif : mobiliser une base électorale modérée et attachée à la vérité, même lorsqu’elle dérange. En refusant de « jouer le Père Fouettard », tout en défendant une rigueur assumée, il se positionne comme l’alternative sérieuse face aux promesses faciles.
