L’iPhone, cible directe de la stratégie trumpienne

Interrogée lors d’un point presse, Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a clairement inclus l’iPhone dans la liste des produits concernés. Selon elle, Donald Trump estime que les États-Unis disposent de la main-d’œuvre et des ressources suffisantes pour rapatrier cette production sur leur sol. Le message est limpide : Washington veut réindustrialiser à marche forcée. Toutefois, Apple ne semble pas partager cet optimisme, malgré l’annonce d’un investissement colossal de 500 milliards de dollars sur le sol américain, essentiellement tourné vers l’intelligence artificielle et des composants annexes, et non vers la fabrication d’iPhone ou d’iPad.
Une réalité industrielle plus complexe

À ceux qui rêvent de voir l’iPhone estampillé « Made in USA », Tim Cook oppose une réalité bien plus terre-à-terre. Le PDG d’Apple déclarait récemment qu’un retour massif de la production aux États-Unis était irréaliste à court terme. La raison ? Le manque criant de main-d’œuvre spécialisée dans le domaine manufacturier, un secteur où la Chine dispose d’une force de frappe industrielle hors normes. « Ce qui représente quelques techniciens ici mobilise plusieurs stades de football là-bas », rappelait-il dans une formule frappante.
Un smartphone à 3.500 dollars ?

Les analystes financiers ne sont guère plus rassurants. En cas de rapatriement massif de la production d’iPhone aux États-Unis, le coût de fabrication exploserait, entraînant une hausse vertigineuse des prix. Certaines projections évoquent un tarif de 3.500 dollars pour un seul iPhone, voire davantage selon la complexité des composants et les contraintes logistiques. À ce prix-là, le smartphone vedette d’Apple pourrait cesser d’être un produit grand public pour devenir un objet élitiste.
Un engouement inattendu dans les Apple Stores

