Les plus jeunes demeurent des proies faciles. Leur coordination motrice encore fragile, leur panique instantanée face au danger, leur incapacité à remonter à la surface… Chaque élément joue contre eux. Même dans les pataugeoires les plus ridicules, le piège se referme en quelques instants.
Le drame ne s’arrête pas toujours au bord du bassin. Les noyades sèches frappent sournoisement, plusieurs heures après la baignade. L’eau inhalée irrite les voies respiratoires. L’enfant semble aller bien, puis suffoque subitement. Une surveillance médicale s’impose après toute inhalation, même bénigne.
Les autorités martèlent les règles de survie. Jamais un enfant seul près de l’eau, même s’il nage. Un adulte « vigile de baignade » doit surveiller en permanence. Brassards obligatoires, équipements de sécurité conformes, piscines gonflables vidées immédiatement après usage.
Mais la réalité résiste aux consignes. Quelques secondes d’inattention suffisent. Le temps de répondre au téléphone, de chercher les clés, de consoler un autre enfant… Et l’irréparable frappe. Dans le silence assourdissant des piscines en apparence sécurisées.
