Les tentatives de réanimation s’enchaînent avec une intensité désespérée. Massage cardiaque, insufflation, défibrillation. Les secouristes se relaient, luttent contre l’impossible. Autour d’eux, les vacanciers retiennent leur souffle. Certains détournent le regard, d’autres prient en silence.
L’hélicoptère arrive en vrombissant au-dessus de la dune du Pilat. Les pales fouettent l’air chaud d’août. L’enfant de 4 ans est embarqué en urgence, direction l’hôpital de l’agglomération bordelaise. La course contre la mort commence vraiment maintenant.
Dans l’habitacle, les gestes techniques continuent. Les médecins du SAMU maintiennent les manœuvres de réanimation. Le vol dure quelques minutes interminables. À l’atterrissage, une équipe médicale complète prend le relais.
Mais la bataille est perdue d’avance. Malgré tous les efforts déployés, le décès est constaté peu après l’arrivée. Les médecins baissent les bras. Le petit garçon n’aura pas survécu à ces quelques minutes fatales sous l’eau.
Pendant ce temps, au camping, la police d’Arcachon ouvre son enquête. Les enquêteurs reconstituent minute par minute les circonstances exactes de l’accident. Un drame qui s’inscrit dans une série noire particulièrement meurtrière cet été.

Un Été Meurtrier Qui S’illustre Tristement
Cette série noire prend une ampleur dramatique. Les chiffres révélés par Santé publique France glacent le sang : 193 personnes ont péri noyées en France entre le 1er juin et le 23 juillet. Une hécatombe qui représente une hausse vertigineuse de 45% par rapport à l’été précédent.
