L’absence de reconnaissance des victimes
Selon lui, aucun recensement officiel n’existerait en France concernant les patients souffrant de complications liées à ces implants. Il déplore un manque de transparence sur les effets secondaires possibles et une difficulté majeure à faire reconnaître un statut de victime. À travers son combat, il espère provoquer une prise de conscience au sein des autorités sanitaires et du corps médical.
Une plainte pour laisser une trace

Conscient de ses limites physiques, Arnaud Denis a annoncé son intention de déposer plainte contre X pour « blessures involontaires ». Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une plainte collective en préparation. Il confie ne pas se sentir capable d’aller lui-même au bout de cette procédure, mais souhaite la laisser comme un héritage pour sa famille et pour les autres patients concernés.
Un cadre sanitaire déjà jugé à risque
En 2017, ANSM avait reclassé les implants de renfort pariétal utilisés pour les hernies abdominales et inguinales parmi les dispositifs médicaux à risque élevé. Une décision qui renforce, aux yeux du metteur en scène, la légitimité de son combat et la nécessité d’un débat public plus large.
Un artiste reconnu, brisé par la douleur
Formé au cours de Jean-Laurent Cochet, Arnaud Denis s’est illustré au théâtre en mettant en scène de grands classiques, de Tartuffe à Dom Juan, en passant par Les Fourberies de Scapin. Plus récemment, ses adaptations de Une vie de Maupassant et des Liaisons dangereuses ont été saluées. Au cinéma, il est apparu notamment dans Yves Saint Laurent de Jalil Lespert.
