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26 août 2026

Dominique de Villepin candidat à la présidentielle 2027 ? “Je veux servir mon pays”

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Le président actuel est notamment accusé de manquer de hauteur : « Le chef de l’État doit être un arbitre, un garant des institutions, un inspirateur. Il doit incarner la nation. » Or, pour Villepin, Macron s’est enfermé dans un exercice vertical du pouvoir, vidé de son souffle historique.

L’appel à l’expérience : vers une candidature assumée ?

Le diplomate-poète, resté longtemps en retrait de la scène électorale, semble aujourd’hui envisager sérieusement un retour par la grande porte. Interrogé sur ses intentions pour 2027, il a esquissé une réponse lourde de sens : « Chacun l’aura compris : je veux servir mon pays. Je l’ai toujours fait. »

Une déclaration qui, sous sa forme retenue, sonne comme une candidature à peine voilée. Et l’ancien ministre des Affaires étrangères d’enfoncer le clou : « Dans le changement d’époque que nous traversons, les Français ont compris que l’expérience, la vision, la force des convictions et la fermeté des principes sont au cœur de la fonction présidentielle. » Un autoportrait en creux, pour souligner ce qu’il pense pouvoir offrir à une France en perte de repères.

Une mise en garde directe contre le Rassemblement national

Dans le même entretien, Dominique de Villepin s’attaque frontalement à la progression du Rassemblement national, devenu première force politique du pays à l’issue des dernières élections européennes. Il avertit sans détour : « Imaginez où nous en serions aujourd’hui, avec un chef d’État issu de l’extrême droite ? La France serait vassalisée et soumise à M. Trump et M. Poutine ! »

Pour lui, le péril est moins idéologique que stratégique : un président RN, selon Villepin, affaiblirait la position de la France sur la scène internationale, la rendant vulnérable et dépendante de puissances étrangères. En filigrane, l’ancien ministre fait valoir sa propre expertise diplomatique comme rempart contre cette dérive.

Le poids de l’international dans sa vision de la présidence

Dans un monde marqué par la multiplication des conflits – Ukraine, Proche-Orient, tensions sino-américaines – Villepin estime que le prochain président devra posséder une vraie compétence en matière diplomatique, et pas seulement des slogans électoraux. « En 2027, nous ne pourrons plus élire un président qui n’a pas d’expérience éprouvée des affaires internationales », martèle-t-il.

Cette phrase n’est pas anodine : elle place de facto la barre très haut pour les candidats déclarés ou pressentis, y compris au sein des blocs centristes ou souverainistes. Villepin, qui fut la voix de la France à l’ONU contre l’intervention américaine en Irak en 2003, entend rappeler son parcours et sa stature.

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