
Invité d’une émission dominicale très suivie, Dominique de Villepin a livré une analyse sévère, mêlant métaphore percutante et mise en garde institutionnelle, au sujet d’une éventuelle accession de Jordan Bardella aux plus hautes fonctions de l’État.
Invité de BFM Politique, Dominique de Villepin a été interrogé sur la comparaison récemment formulée par Nicolas Sarkozy, qui rapprochait Jordan Bardella de Jacques Chirac. Une analogie qui, selon l’ancien Premier ministre, ne résiste pas à l’examen de l’expérience et du parcours institutionnel.
La métaphore de l’A380, une image volontairement brutale
Pour exprimer ses doutes, Dominique de Villepin a choisi une image frappante : « Est-ce que vous monteriez dans un A380 avec, à sa tête, un pilote qui aurait zéro heure de vol au compteur ? ». Derrière la formule, l’ancien chef du gouvernement pointe ce qu’il considère comme une faiblesse majeure : l’absence d’expérience exécutive chez le président du Rassemblement national, à l’heure où la fonction présidentielle exige, selon lui, une maîtrise éprouvée des crises et des rouages de l’État.
Une critique centrée sur l’expérience du pouvoir

Sans attaquer frontalement la personne, Dominique de Villepin insiste sur la nature même de la fonction présidentielle, qu’il juge incompatible avec l’apprentissage sur le tas. Pour lui, gouverner la France ne relève pas de l’improvisation ni du symbole, mais d’une connaissance approfondie des dossiers internationaux, diplomatiques et militaires. Un niveau de responsabilité qui ne souffre aucune approximation, a-t-il laissé entendre.
