Les analyses ont été confiées au laboratoire bordelais du professeur Christian Doutremepuich. D’après les résultats révélés le 28 août, aucun des 106 profils recueillis ne correspond aux traces génétiques inconnues. Le rapport d’expertise avait été transmis le 13 juillet aux magistrats instructeurs, selon La Dépêche.
Un résultat négatif qui ne rend pas les traces inutiles
Cette absence de correspondance signifie seulement que les personnes incluses dans cette campagne ne peuvent pas être associées aux traces examinées. Elle ne permet ni de déterminer quand cet ADN a été déposé ni d’établir dans quelles circonstances les vêtements ont été manipulés.
La présence d’un profil génétique sur un objet ne constitue d’ailleurs pas nécessairement la preuve d’un contact direct lié à une infraction. Une contamination secondaire, une manipulation antérieure ou un transfert indirect restent possibles, en fonction de la quantité et de la qualité du matériel biologique retrouvé.
Les profils inconnus pourront néanmoins être comparés à de nouveaux prélèvements si d’autres personnes entrent dans le champ de l’enquête. Ils demeurent donc exploitables pour de futures vérifications, même si la campagne menée au Haut-Vernet n’a pas produit la correspondance espérée.
Les circonstances de la mort restent indéterminées
Émile, âgé de deux ans et demi, avait disparu alors qu’il séjournait chez ses grands-parents maternels. Son crâne et plusieurs dents ont été découverts près du hameau près de neuf mois plus tard. D’autres ossements et des vêtements avaient ensuite été retrouvés au cours de nouvelles recherches.
Les expertises médico-légales ont notamment fait apparaître un traumatisme au niveau du visage. Le parquet avait également indiqué que certains éléments augmentaient la probabilité d’une intervention humaine dans le déplacement ou la manipulation du corps, sans permettre de préciser les circonstances exactes du décès.
En mars 2025, les grands-parents maternels de l’enfant et deux membres adultes de leur famille avaient été placés en garde à vue, puis libérés sans poursuites. Le procureur avait alors précisé que cette issue ne signifiait pas l’abandon de la piste intrafamiliale. À ce jour, aucun membre de la famille n’est mis en examen dans ce dossier et la présomption d’innocence demeure entière, comme le rappelait Le Monde.


