Originaire de Liévin, dans le Pas-de-Calais, Mehdi Bassit avait conquis plus de deux millions d’abonnés grâce à son humour simple, chaleureux et authentique. Sur TikTok, il apparaissait avec ses fameuses “planches de saucisson”, des tranches de vie drôles, tendres, spontanées — qui cachaient parfois bien plus qu’il ne laissait voir.
Sous le pseudonyme @medlevrai, il incarnait un père aimant, un passionné de l’Olympique Lyonnais, un mec vrai, comme il se qualifiait lui-même. Avec ses filles Mila et Mélina, il partageait des moments du quotidien, entre complicité paternelle et confessions à cœur ouvert. Un contenu qui tranchait avec le ton lissé des influenceurs traditionnels, et qui lui avait valu l’affection sincère d’un public fidèle.
Une descente aux enfers silencieuse

Mais derrière les rires et les sketchs, le mal-être grandissait. Dans ses publications les plus récentes, certains signes transparaissaient déjà : “un sourire qui cache beaucoup de choses”, écrivait-il sur Instagram. Peu à peu, les attaques en ligne ont pris de l’ampleur, jusqu’à devenir invivables.
Sa sœur Mélissa a annoncé sa disparition le 19 juillet, via un hommage pudique sur les réseaux sociaux. Elle partage un dessin de Mehdi avec leur père, disparu avant lui, accompagné de ces mots bouleversants : « Prenez soin l’un de l’autre… Je vous aime. »
Il aurait été retrouvé pendu dans la nuit du 18 au 19 juillet. Une issue tragique, au terme d’un long combat intérieur que peu avaient perçu à sa juste mesure. Une amie proche, Djouliette, témoigne : “Il n’y avait que des larmes, de la tristesse, et de la colère. C’était trop. Trop de haine, trop de harcèlement, trop de calomnies, trop d’injustice.”
Le poids écrasant du cyberharcèlement

