Opposant municipal et ancien premier adjoint, Jean-Charles Lefèvre assure qu’il est prêt à se retirer de l’organisation pour dissiper tout soupçon. Il dit regretter que sa foi puisse être vue comme un obstacle : « Si on ne peut plus être élu et chrétien, c’est dommage », explique-t-il. Selon lui, les événements prévus relevaient uniquement de la tradition paroissiale et n’avaient aucune visée politique.
Il a saisi l’évêque du diocèse, espérant infléchir la décision du curé. Mais une chose demeure : pour les uns comme pour les autres, le mélange entre engagement civique et vie religieuse reste un terrain sensible.
L’Église veut rester neutre dans le débat municipal

Le père Plateaux insiste : « On ne peut pas jouer sur deux tableaux ». Il rappelle que l’église doit rester un lieu accessible à tous, indépendamment des affiliations politiques : « L’église est au milieu du village pour tout le monde », qu’ils soutiennent la maire actuelle ou son opposant.
À quelques mois du scrutin municipal, cette prudence s’apparente pour lui à une protection indispensable : éviter qu’une célébration religieuse soit perçue comme une caution implicite à un candidat.
