Le service médico-psychologique de l’établissement pénitentiaire breton a validé cette sortie inédite pour un détenu souffrant de troubles psychiatriques. Une semaine loin des barreaux, une planche sous le bras, face aux vagues malouines. L’initiative devait se concrétiser à la rentrée.
Mais la nouvelle fuite. Les syndicats pénitentiaires montent immédiatement au créneau. Sur les réseaux sociaux, l’indignation explose. Le député RN Thomas Ménagé dégaine le premier : « Tout va bien, Gérald Darmanin ? » lance-t-il vendredi 1er août, pointant du doigt cette aberration en pleine crise du pouvoir d’achat.
Face au tollé, le ministre de la Justice tranche. Gérald Darmanin ordonne « l’annulation immédiate » de cette activité qui défrayait déjà toute la chronique. Les services du ministère invoquent la doctrine instaurée dès l’arrivée du Garde des Sceaux : fini les loisirs en prison.
Cette volte-face ministérielle ne calme pourtant pas la polémique. Les critiques fusent de toutes parts.

La Colère Des Syndicats Pénitentiaires
Les critiques les plus virulentes viennent du terrain. Eric Toxé ne mâche pas ses mots. Le secrétaire local du syndicat UFAP-UNSa Justice publie un communiqué assassin le 31 juillet : « C’était une ineptie ».
La colère du syndicaliste est palpable. « C’est insultant pour le personnel parce que c’est une provocation », martèle-t-il au micro de RMC. Les mots claquent. « Pour les victimes car la prison ce n’est pas ça pour eux. Et c’est insultant pour les Français car on leur demande de se serrer la ceinture. »
L’homme connaît le milieu carcéral. Il dénonce une initiative « sortie de nulle part ». Son ironie transperce : « Et là comme par hasard, ils doivent avoir un coffre rempli d’argent puisqu’ils sortent une activité à Saint-Malo tout frais payés. »
