Un ras-le-bol agricole prend une forme insolite : des radars fixes arrachés et abandonnés dans champs, forêts et marais. Entre protestation symbolique et délit, ces opérations posent la question de la colère rurale, de la sécurité routière et de la difficulté des autorités à retrouver et poursuivre les coupables réellement responsables.
Dans plusieurs départements, des radars routiers ont littéralement disparu des bords de routes pour réapparaître parfois à des kilomètres, enfouis au fond d’un champ, dissimulés dans des bosquets ou immergés dans des zones humides. À l’aide de tracteurs et d’outils agricoles, certains exploitants navrent les bornes et les déplacent — geste spectaculaire et fortement médiatisé qui dit le ras-le-bol face à une multiplication perçue des contrôles. Ce mode d’action traduit une colère ciblée contre ce qu’ils considèrent comme une répression routière excessive.


