Pour recruter les personnes chargées de transporter les bagages, les organisateurs utiliseraient notamment les réseaux sociaux. Les annonces peuvent prendre l’apparence d’offres d’emploi classiques, avec une présentation suffisamment professionnelle pour ne pas éveiller immédiatement les soupçons.
L’une des méthodes rapportées consiste à présenter l’activité comme de l’achat et de la revente de smartphones. Le profil recherché est décrit avec des qualités ordinaires : personne sérieuse, ponctuelle et digne de confiance.
Le candidat se voit ensuite proposer un déplacement à l’étranger dont les principaux frais seraient assumés par ceux qui organisent le voyage. Du temps libre peut également être prévu afin que le séjour ressemble réellement à des vacances.
Le service demandé en retour paraît relativement limité : revenir avec une valise contenant prétendument des appareils électroniques ou d’autres marchandises.
Cette présentation permettrait de diminuer la méfiance des candidats. Le voyageur peut avoir l’impression de rendre simplement un service logistique en échange d’un séjour financé, sans imaginer qu’il pourrait devenir le maillon d’un trafic international.
Selon Me Sarah Georgette, avocate spécialisée dans la cybercriminalité interrogée par RTL, les personnes derrière ces dispositifs chercheraient particulièrement à atteindre des jeunes susceptibles d’être attirés par une opportunité financière ou un voyage inaccessible autrement.
Les techniques employées deviennent également plus sophistiquées. Des outils utilisant l’intelligence artificielle peuvent servir à produire des contenus plus convaincants, qu’il s’agisse des textes, des visuels ou de la présentation générale d’une prétendue entreprise.
L’objectif consiste à donner suffisamment de crédibilité à l’offre pour que la personne recrutée ne remette pas immédiatement en question les conditions exceptionnellement avantageuses proposées.
Une découverte à l’aéroport aux conséquences judiciaires considérables

Le piège prend toute son ampleur lorsque le bagage est contrôlé. À ce moment-là, le voyageur est physiquement en possession d’une valise contenant une quantité parfois très importante de stupéfiants, indépendamment de ce qui lui avait été affirmé auparavant.
