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15 juin 2026

Des actes de vandalisme perturbent les TGV, Eurostar et Thalys

Le trafic des TGV, Thalys et Eurostar sur l’axe Paris-Lille a été sérieusement perturbé ce samedi à la suite de deux actes de malveillance et de la découverte tragique du corps d’un homme sur les voies. Ces événements s’inscrivent dans une série de dysfonctionnements qui affectent le réseau ferroviaire français depuis l’été.

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La SNCF a rapporté que deux fers à béton avaient été délibérément fixés sur la caténaire de la ligne à grande vitesse (LGV) Nord, impactant la circulation dans les deux sens entre Longueil-Sainte-Marie et Fresnoy.

Ces actes de sabotage ont contraint l’opérateur à dérouter les trains sur une voie classique, entraînant des retards significatifs.

Conséquences immédiates pour les voyageurs

Environ une quarantaine de trains, incluant des TGV, des Thalys et des Eurostar desservant diverses destinations européennes, ont accusé des retards allant jusqu’à deux heures et demie. Un train spécifique de Lille à Toulouse a été stoppé pendant près de trois heures, affectant gravement le voyage de ses 350 passagers.

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La situation s’est encore aggravée avec la découverte du corps démembré d’un homme sur l’axe Paris-Lille, ce qui a nécessité une déviation du trafic sur une ligne RER le temps que la police réalise les enquêtes nécessaires.

Réactions et mesures prises

Face à cette escalade d’incidents, Guillaume Pépy, président de la SNCF, exprimant sa colère, a annoncé un renforcement de la surveillance du réseau et confirmé que la SNCF porterait plainte.

Le secrétaire d’État aux Transports, Dominique Bussereau, tout en condamnant ces actes, a reconnu la gravité de la situation, qui a déjà provoqué d’importantes perturbations lors de précédents incidents liés à des ruptures de caténaires.

Ces incidents ne sont pas isolés mais s’ajoutent à une longue liste de problèmes ayant déjà mis en lumière les défis auxquels la SNCF est confrontée, notamment en termes de vieillissement du réseau et de gestion des crises.

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La CFTC a défendu la SNCF, arguant que l’entreprise est trop souvent utilisée comme bouc émissaire par le gouvernement pour des problèmes qui dépassent son contrôle direct.

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