
À Paris, la prise de position ferme de Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers, a mis en lumière des tensions profondes sur la manière dont l’État gère cette situation délicate.
Lors d’une assemblée des Chambres d’agriculture affiliées à la FNSEA, une motion relative à la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse bovine a été présentée. Dans ce texte, une phrase a déclenché l’indignation : un passage remerciant le gouvernement “pour son implication” dans la gestion de la crise, alors même que de nombreux éleveurs estiment avoir été abandonnés face à l’épidémie. Pour Lionel Candelon, cette formulation est non seulement déplacée, mais surtout totalement déconnectée de la réalité vécue dans les exploitations du Gers.
Une contestation portée haut et fort à Paris

Présent à Paris pour représenter les agriculteurs de son département, Lionel Candelon a fait entendre une voix dissonante. Selon lui, il est impossible d’approuver un texte qui félicite les autorités alors que les retards, les manques de moyens et les incohérences de gestion ont profondément pénalisé les exploitations bovines. Il a souligné que la motion, en l’état, risquait de donner une image faussée du terrain et d’occulter la détresse des professionnels directement touchés par la maladie.
Une crise mal gérée selon les éleveurs

