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29 juillet 2026

Démission de Sébastien Lecornu : « Je ne me sens pas responsable », estime Bruno Retailleau

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Sébastien Lecornu, nommé Premier ministre le 9 septembre 2025, n’aura survécu que 27 jours à Matignon, établissant un record d’instabilité au sein de la Cinquième République. 
Moins de 24 heures après la publication de sa nouvelle équipe ministérielle, il présente sa démission, aussitôt acceptée par le président de la République.
La rapidité de ce basculement politique — seulement 836 minutes entre nomination et retrait — a déconcerté l’opinion publique et les observateurs avertis.

Retailleau : « Je ne me sens pas responsable »

Bruno Retailleau, patron des Républicains et ministre de l’Intérieur sortant, se positionne désormais en opposition franche à la démarche de Lecornu. Sur TF1, il n’hésite pas : « Je ne peux pas m’engager dans un gouvernement où on ne me dit pas tout ».
Il reproche au Premier ministre sortant de lui avoir caché certaines nominations, notamment celle de Bruno Le Maire au ministère des Armées :

« Jamais, il ne m’a dit … Il m’a caché la nomination… Il y a un problème de confiance », affirme Retailleau. 
Dans sa bouche, l’aveu transparaît clairement : il ne consent pas à porter la responsabilité d’un projet qu’il ne maîtrise pas intégralement.

Une crise macronienne sans issue immédiate

Le fiasco gouvernemental met Emmanuel Macron face à trois possibles issues : nommer un nouveau Premier ministre, dissoudre l’Assemblée nationale ou envisager sa propre sortie. 
Les partis d’opposition ne se font pas prier : à droite comme à gauche, pressions et radicalisations s’intensifient. Le Rassemblement national réclame des élections anticipées, tandis que La France insoumise appelle à la constitution d’une force alternative.
La chute de Lecornu survient dans un contexte déjà fragilisé par une Assemblée nationale éclatée, sans majorité claire, où chaque scrutin devient un champ de mines politique.

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