Une femme heureuse avant le drame

Pourtant, les proches de Delphine la décrivent rayonnante et pleine de vie dans les semaines précédant sa disparition. Ses collègues infirmières témoignent d’un changement notable dans son comportement :
« Elle souriait, chantait, dansait pendant les pauses. Elle semblait légère, presque euphorique », raconte Marie, une collègue.
Delphine, 33 ans, avait recommencé à se maquiller, à prendre soin d’elle. “Elle parlait souvent de musique, de la chanson Chipolata qu’elle adorait. On sentait qu’elle reprenait goût à la vie”, confient plusieurs témoins.
Des zones d’ombre toujours béantes
Malgré les mois d’enquête, le mystère de la disparition de Delphine Jubillar reste total. Ni corps, ni arme, ni aveu. Le dossier repose sur un faisceau d’indices : les tensions du couple, les traces suspectes, les incohérences du mari, et surtout cette phrase prononcée puis niée : “Oui, je voulais la tuer.”
Pour la défense, ces mots sont sortis de leur contexte, l’expression d’un homme en colère mais pas d’un assassin. Pour l’accusation, ils confirment au contraire une préméditation nourrie par la jalousie et la rancune.
