Des relations conflictuelles avec le pouvoir actuel

L’élection du président Javier Milei en décembre 2023 n’a pas pacifié les tensions entre le Saint-Père et les autorités de son pays. Le chef de l’État argentin, connu pour ses sorties virulentes, avait qualifié François de « gauchiste immonde », de « personnage néfaste » et d’ »imbécile », avant de présenter des excuses officielles. Il fut néanmoins reçu au Vatican deux mois après son élection, preuve que, malgré les insultes, le dialogue diplomatique n’était pas totalement rompu. François, fidèle à sa ligne de conduite, estimait que sa venue en Argentine devait rester spirituelle et apolitique, refusant d’être instrumentalisé.
Le pape François s’est éteint à Rome, loin de son Buenos Aires natal, dans la même discrétion qui a toujours caractérisé son style. Sa mort laisse un vide immense dans l’Église et parmi les fidèles du monde entier, qui voyaient en lui une figure de réconciliation, d’humilité et de réforme. Son héritage, profondément ancré dans les valeurs évangéliques, restera gravé comme celui d’un pontificat qui a tenté de rapprocher l’Église des réalités du monde moderne, sans jamais renier ses fondements.
