Avant d’entrer au séminaire à 21 ans, il fut aussi professeur de littérature et de psychologie. Cet engagement pédagogique, il le décrivait comme un moment déterminant où il avait appris à sonder les cœurs et les esprits, loin des dogmes. Enseigner fut pour lui une étape clé dans son cheminement spirituel, une façon d’exercer, déjà, un ministère sans soutane.
Une anecdote d’enfance devenue prophétique

Toujours prêt à rire de lui-même, Jorge Bergoglio aimait raconter l’histoire de son premier amour. À 12 ans, épris d’une jeune fille prénommée Amalia, il lui aurait lancé : « Si je ne me marie pas avec toi, je deviens curé. » Le destin choisira pour lui. Cette phrase, légère mais chargée de sens, cristallisait déjà un tiraillement entre le cœur et l’appel spirituel.
Contrairement aux profils souvent lisses de certains dignitaires religieux, François revendiquait son passé bigarré avec une certaine fierté. Il n’a jamais cherché à gommer les aspérités de son parcours, les considérant au contraire comme une richesse, un lien avec ceux que l’Église ne regarde plus assez. Homme du terrain bien avant d’être homme d’Église, il a porté dans sa chair la vie des anonymes, des besogneux, des oubliés.
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