Après les événements survenus à Lyon, les échanges entre organisations militantes et responsables politiques ont contribué à accentuer les tensions. Invitée sur LCP, la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a indiqué que son mouvement ne sollicitait pas la dissolution du collectif Némésis, mais souhaitait qu’il soit tenu à l’écart de ses événements.
« Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations », a-t-elle déclaré, estimant que la situation actuelle nécessitait des mesures de prévention. Elle a mis en avant la nécessité d’éviter toute confrontation lors de rassemblements politiques, dans un contexte qu’elle juge préoccupant.
La députée a également évoqué des tensions anciennes, affirmant que son mouvement avait à plusieurs reprises signalé des incidents ou perturbations lors de ses événements publics.

Une affaire aux ramifications politiques
Selon le collectif Némésis, Quentin Deranque participait à un dispositif d’encadrement lors d’un rassemblement organisé en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. De son côté, le gouvernement a évoqué la possible implication d’anciens membres d’un groupe antifasciste dissous.
Mathilde Panot a pris ses distances avec ces hypothèses, déclarant que, si des personnes anciennement liées à ce groupe étaient impliquées, elles devraient répondre de leurs actes. Elle a toutefois affirmé que ces faits « n’ont rien à voir » avec son mouvement, dénonçant ce qu’elle considère comme une tentative de récupération politique.

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