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28 août 2026
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Décès de Nahel: le policier auteur du tir sera jugé, son avocat annonce faire appel

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Cette décision confirme la gravité des charges pesant sur le policier, mis en examen dès l’été 2023, puis incarcéré avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet avait considéré que les conditions de la légitime défense n’étaient pas réunies au moment du tir mortel, évoquant « une prise de risque inconsidérée » de la part de l’agent.

Le tir qui a coûté la vie à Nahel

Le 27 juin 2023, Nahel, 17 ans, circulait au volant d’un véhicule à Nanterre lorsqu’il a été intercepté par deux policiers. Une vidéo, largement relayée, montrait l’un des agents pointant son arme à bout portant, avant de tirer alors que le véhicule redémarrait. L’adolescent a été mortellement touché.

Ce tir a provoqué une onde de choc nationale, déclenchant une série d’émeutes dans de nombreuses villes françaises, ravivant les débats sur les pratiques policières, le profilage racial, et l’usage de la force. Pour de nombreux observateurs, cette affaire est devenue un symbole, au-delà du seul fait divers.

Une défense qui réclame un non-lieu

L’avocat du policier, Me Laurent-Franck Lienard, a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette ordonnance. Il estime que son client n’aurait pas dû être renvoyé devant les assises et réclame un non-lieu. Pour lui, le geste du policier était proportionné à la situation, et il conteste fermement l’analyse du parquet.

La défense s’appuie également sur la pression émotionnelle et médiatique entourant l’affaire. Depuis le départ, elle dénonce une « criminalisation » injuste d’un agent dans l’exercice de ses fonctions, dans un contexte qu’elle qualifie de tendu et imprévisible.

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