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24 septembre 2026

Décès de Lina : « Elle était toujours en vie » deux heures après son enlèvement, ce que l’on sait

Des expertises menées sur des cordes découvertes dans le coffre apportent néanmoins de nouveaux éléments matériels : des traces génétiques appartenant à Lina et à Samuel Gonin y sont identifiées. Les enquêteurs retiennent ainsi l’hypothèse que l’adolescente aurait été ligotée au cours de son déplacement dans le véhicule.

Les chaussures de Lina apportent un nouvel élément sur sa survie

L’exploitation des données GPS de la Ford Puma permet de reconstituer plusieurs déplacements effectués après la disparition. Parmi les lieux étudiés figure un secteur boisé situé à Saulx, en Haute-Saône, à environ deux heures de route du point où Lina avait été vue pour la dernière fois.

Les spécialistes se sont alors intéressés aux chaussures que portait l’adolescente. Des prélèvements de terre retrouvés sous leurs semelles ont été comparés avec différents sols. Les analyses auraient permis d’établir une correspondance avec le terrain du secteur de Saulx où le véhicule s’était arrêté.

Cet élément revêt une importance particulière dans la chronologie. La présence de cette terre sous les chaussures indique que Lina aurait marché sur ce terrain. Elle aurait donc été encore vivante après avoir été transportée jusqu’à Saulx, soit plusieurs heures après sa disparition sur la RD350.

Cette conclusion modifie la perception des premières heures de l’affaire. Elle suggère que le déplacement de l’adolescente s’est déroulé sur une période plus longue et sur une distance beaucoup plus importante que ce qui pouvait initialement être établi.

De Saulx à la Nièvre, les dernières zones d’ombre de l’enquête

Les données de déplacement du véhicule montrent ensuite un passage, le 24 septembre 2023, dans le secteur de Sermoise-sur-Loire, dans la Nièvre. C’est précisément dans cette zone que le corps de Lina sera retrouvé le 16 octobre 2024, plus d’un an après sa disparition et à plusieurs centaines de kilomètres de l’Alsace.

L’état du corps, resté longtemps dans un environnement humide, a considérablement compliqué les constatations médico-légales. Les premières analyses n’ont pas permis de déterminer immédiatement et avec certitude les circonstances exactes du décès. Des fragments textiles découverts au niveau du cou ont cependant orienté les experts vers l’hypothèse d’une strangulation mécanique.

Ces fragments auraient été identifiés comme provenant d’un sac en tissu dont une lanière aurait pu être utilisée autour du cou. Les expertises ont ainsi conduit les enquêteurs à privilégier cette piste plutôt que celle d’une mort par noyade.

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