À la surprise générale, elle avait mis fin à sa carrière à seulement 25 ans, en 2019, estimant avoir accompli tout ce qu’elle souhaitait dans son sport. Elle s’était alors orientée vers la montagne, sa passion première, devenant guide certifiée de ski et de haute montagne. Une reconversion discrète mais exigeante, à l’image de la sportive rigoureuse qu’elle avait toujours été.
Une passion assumée… jusqu’au bout

Laura Dahlmeier n’était pas une aventurière inconsciente. Elle préparait ses expéditions avec minutie et avait déjà gravi plusieurs sommets emblématiques du Karakoram. Elle se trouvait au Pakistan depuis fin juin, où elle avait récemment réussi l’ascension de la Grande Tour Trango, l’un des défis les plus redoutés du massif.
Mais cette fois, la montagne a eu le dernier mot. Malgré son expérience, ses compétences, et les mesures de sécurité mises en place, elle n’a pas pu éviter le destin qui l’attendait dans la verticalité du pic Laila.
Un dernier hommage
Le monde du sport, et plus particulièrement celui du biathlon, a réagi avec émotion à la nouvelle. De nombreux messages d’hommage ont été publiés sur les réseaux sociaux, saluant « une athlète hors norme, une femme intègre et passionnée ». Les organisateurs de la Coupe du monde ont annoncé qu’un hommage officiel serait rendu lors de la première étape hivernale 2025-2026.
Laura Dahlmeier laisse derrière elle une carrière fulgurante, une passion intacte pour les sommets, et l’image d’une femme libre, fidèle à elle-même jusqu’au bout.
