Des chercheurs ont analysé les données de plus de 166 000 personnes ayant eu le Covid-19 et les ont comparées à celles de patients présentant des caractéristiques similaires.
Leurs résultats suggèrent une augmentation du risque de cancer du poumon après l’infection, avec des différences particulièrement observées chez les fumeurs.
Dans les groupes étudiés, 1,7 % des fumeurs ayant contracté le Covid-19 ont développé un cancer du poumon, contre 1,4 % chez les fumeurs du groupe témoin. Chez les non-fumeurs, les proportions étaient respectivement de 0,21 % et 0,18 %.
Ces écarts restent limités en valeur absolue. Ils ne prouvent pas que le coronavirus provoque directement un cancer, car d’autres facteurs peuvent intervenir dans les résultats d’une étude observationnelle.
Une inflammation persistante pourrait jouer un rôle

Pour comprendre cette association, les scientifiques se sont intéressés aux modifications que le virus peut laisser dans les poumons.
Certaines personnes ayant subi une infection sévère présentent des lésions persistantes, notamment une inflammation ou une fibrose pulmonaire. Ces changements pourraient modifier l’environnement des cellules et favoriser certains mécanismes impliqués dans le développement de tumeurs.
