Deux séquences au cœur des reproches
Dans sa décision de décembre, l’Arcom cible deux passages précis. Le premier remonte au 29 janvier 2025, lorsque Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, avait affirmé sur l’antenne que certaines attaques au couteau relèveraient d’un « caractère culturel », évoquant des auteurs non « français de souche » et liés à l’islam. L’absence de réaction de l’animatrice Sonia Mabrouk a été jugée problématique, le régulateur estimant que ces propos constituaient une stigmatisation susceptible d’encourager la discrimination.
Morandini Live également visé

La seconde séquence incriminée date du 20 mars 2025, dans l’émission Morandini Live animée par Jean-Marc Morandini. Ce jour-là, Jordan Florentin, journaliste du média Frontières, avait décrit les personnes immigrées comme des « masses » incapables de s’adapter aux valeurs françaises, évoquant la thèse du « grand remplacement ». Pour l’Arcom, ces propos véhiculent des stéréotypes infamants et généralisants, de nature à encourager des comportements discriminatoires fondés sur l’origine ou la nationalité.
Une chaîne silencieuse face aux critiques
Interrogée par Agence France-Presse, CNews n’a pas souhaité réagir à cette décision. Un silence qui contraste avec les critiques virulentes formulées par la chaîne lors des précédentes sanctions, et qui alimente les spéculations sur d’éventuelles suites disciplinaires.
