Avec son franc-parler habituel, elle explique s’être dit qu’elle allait lui « casser la gueule ». Des mots volontairement crus qui traduisent la façon dont elle a choisi d’affronter cette épreuve.
Mais son témoignage porte également sur le regard que la société pose sur les personnes touchées par un cancer. Clémentine Célarié regrette notamment que le simple fait de prononcer le nom de la maladie puisse immédiatement modifier la manière dont les autres vous regardent.
« Je suis condamnée à vivre avec »
Aujourd’hui encore, l’actrice explique que cette expérience continue de l’accompagner. « Je suis condamnée à vivre avec », confie-t-elle, évoquant cette inquiétude qui peut réapparaître au moindre changement physique.
Une perte de poids, une douleur abdominale ou une fatigue plus importante que d’habitude peuvent ainsi raviver ses interrogations. « La menace est toujours là », reconnaît-elle.
Clémentine Célarié refuse néanmoins de laisser cette peur déterminer son quotidien. Au contraire, elle explique avoir progressivement transformé la maladie en une forme de rappel permanent de l’urgence de vivre.
Elle va même jusqu’à la qualifier de « copain intime », une manière très personnelle de décrire quelque chose qui l’a profondément marquée mais qui, paradoxalement, l’incite aujourd’hui à avancer et à se dépasser.
Sa maladie devient le sujet d’une pièce de théâtre
Cette expérience a également nourri son travail artistique. Avec Mon cowboy, Clémentine Célarié a décidé d’aborder la maladie par le théâtre et l’humour, loin d’un traitement uniquement dramatique du sujet.


