Cette certitude s’étend aux animaux domestiques. Chiens, chats, autres compagnons à quatre pattes : tous restent à l’abri de la contamination. Le virus du papillome de Shope ne franchit pas la barrière entre espèces. Les promenades quotidiennes peuvent donc se poursuivre sans crainte.
Cependant, les experts émettent une recommandation ferme : ne jamais toucher un lapin infecté. Cette règle de précaution vise particulièrement les propriétaires de lapins domestiques. Le contact direct représente le seul risque réel de transmission entre lapins.
Pour ces animaux de compagnie, l’infection peut basculer vers une forme grave. Les excroissances évoluent parfois en carcinome épidermoïde, un cancer de la peau particulièrement agressif. Cette dégénérescence justifie une séparation stricte entre lapins sauvages et domestiques.
Les vétérinaires disposent de solutions limitées. L’ablation chirurgicale des tumeurs reste possible, surtout quand elles gênent l’alimentation. Mais aucun traitement ne guérit définitivement cette infection virale.
La vigilance s’impose donc durant l’été, période de pic parasitaire. Observer à distance, photographier si nécessaire, mais garder ses distances. Ces « monstres » du jardin restent inoffensifs pour l’homme, à condition de respecter cette règle élémentaire de prudence.
