Le processus est redoutable. Le virus du papillome à queue blanche s’infiltre dans l’organisme du lapin par l’intermédiaire de tiques et de puces. Ces parasites injectent le virus lors de leurs piqûres, déclenchant une réaction cutanée spectaculaire. Les cellules infectées se multiplient anarchiquement, formant ces excroissances noires caractéristiques.
« En général, les lapins sont infectés pendant les mois les plus chauds de l’été lorsqu’ils sont transmis par des piqûres d’insectes comme les puces et les tiques », explique Kara Van Hoose, porte-parole de Colorado Parks and Wildlife. Cette prolifération estivale coïncide avec l’activité maximale des insectes vecteurs.
Les tumeurs poussent de manière anarchique autour de la bouche, des yeux, sur la tête. Semblables à des vrilles noires, elles peuvent atteindre plusieurs centimètres. Le lapin peine alors à s’alimenter correctement, les excroissances gênant l’accès à la nourriture. Dans les cas les plus graves, cette difficulté alimentaire entraîne la mort de l’animal.
Le virus révèle ainsi sa nature perverse : il transforme sa victime en créature effrayante tout en la condamnant lentement.

Une Épidémie Qui S’Étend : Du Minnesota Au Colorado, Les Cas Se Multiplient
Cette nature perverse du virus se révèle à plus grande échelle. Les lapins mutants ne représentent pas un phénomène isolé, mais une épidémie qui gagne du terrain à travers le Midwest américain.
Le premier cas médiatisé remonte à 2013, dans le Minnesota. Une vidéo avait alors fait le tour d’internet, montrant un lapin aux excroissances spectaculaires. À l’époque, beaucoup avaient cru à un canular. La réalité s’avère plus inquiétante : ces apparitions se multiplient désormais.
